Culture & Communication. Interview #17 : Karine Joyeux, responsable de la communication au Théâtre de l’Onde de Vélizy-Villacoublay

Par Iris Gratiet

Chaque mois, nous allons à la rencontre des dirigeant·e·s et communicant·e·s du secteur pour partager leurs visions du métier, leurs bonnes pratiques et leurs motivations. En mars, nous avons rencontré Karine Joyeux, responsable de la communication au Théâtre de l’Onde de Vélizy-Villacoublay. Un émoji pour commencer ? 😳 : l’émoji étonnée, curieuse, les yeux grand ouverts… Peux-tu nous raconter le parcours qui t’a menée jusqu’au spectacle vivant et à la communication particulièrement ? J’ai fait des études de lettres durant lesquelles j’étais vacataire au Théâtre de Sartrouville pour accueillir les spectateurs en soirée, contrôler les billets, les vendre, saisir les abonnements… Des années pendant lesquelles je me suis nourrie de spectacles ! J’ai ensuite enseigné le Français plusieurs années dans le secondaire. J’ai continué à fréquenter le Théâtre de Sartrouville, et un soir, c’était pour une représentation de Forêts de Wajdi Mouawad, j’ai appris que la responsable billetterie partait pour une année sabbatique. Je n’ai pas hésité longtemps à lâcher cours et copies pour proposer de la remplacer durant son absence. J’ai eu beaucoup de chance, d’autant plus qu’elle n’est jamais revenue de son voyage. J’ai continué à travailler à l’accueil-billetterie du Théâtre de Sartrouville pendant encore une année. Néanmoins, je ne voyais pas la billetterie comme une finalité. Je rêvais d’écrire la brochure et les programmes de salle ! La Secrétaire générale m’a donné l’opportunité de le faire. Je suis donc entrée en communication par l’écrit et j’ai travaillé en binôme avec un collègue auparavant graphiste indépendant. Tous les deux, nous avons été capables de donner forme de façon rapide et léchée à toutes sortes d’outils et de supports. J’ai bien sûr suivi des formations professionnelles en communication, j’ai surtout appris en faisant, en observant mes pairs, et j’ai toujours été très bien entourée par mes collègues aux relations avec le public et à la billetterie. Mon parcours au Théâtre de Sartrouville a été marqué par des rencontres déterminantes avec des artistes qui sont aujourd’hui très influents dans le spectacle vivant, avec des personnes qui m’ont beaucoup apporté, qui m’ont fait confiance – un cadeau que je savoure aujourd’hui ! J’ai quitté le métier d’enseignante, qui est un métier de représentation, pour me mettre à la place de celle qui regarde – une spectatrice en somme ! Je me nourris de ce que je vois et de ce que j’entends pour alimenter mon métier de communicante. Comment s’organise ton travail aujourd’hui à l’Onde Théâtre, de quoi es-tu en charge concrètement ? Je travaille à l’Onde Théâtre de Vélizy-Villacoublay dans le 78 depuis quatre ans. Nous sommes deux à la communication à travailler en lien étroit avec la Secrétaire générale qui coordonne le volet « publics », avec les relations publiques, l’accueil et la billetterie. C’est en dialogue avec elle que j’élabore le plan de communication de la saison au moment où la programmation annuelle s’élabore. Puis j’organise un planning le plus précis possible sur le print, le digital, les partenariats presse qu’on déroule et qu’on réajuste au fil de la saison. L’Onde produit beaucoup de supports imprimés et je suis très sollicitée par le print. Nous travaillons avec une graphiste de renom, Anette Lenz, au trait puissant et exigeant. Cette identité visuelle très forte conditionne beaucoup notre façon de communiquer : d’abord être à la hauteur de son exigence, ensuite la rendre plus accessible, plus familière pour que les publics se l’approprient. Depuis trois saisons, nous avons pris un véritable tournant pour dynamiser la communication numérique grâce à la refonte du site web. Désormais, on développe beaucoup le travail sur la vidéo sur les réseaux sociaux, sur des sites d’information, sur le réseau d’affichage dans la ville et dans les gares. Ma collègue est une vraie perle dans la production de contenus ! On a d’ailleurs envie d’aller plus loin dans l’incarnation et la prescription à travers le média vidéo. Quelle est la spécificité du travail de communicant aujourd’hui à ton sens ? La communication exige beaucoup de polyvalence, d’être en veille, à l’affût des nouveautés, des tendances, des actualités sur les spectacles, les artistes, la profession. J’ai personnellement à cœur de maintenir une exigence rédactionnelle. J’ai souvent entendu répéter : « les gens ne lisent plus. Inutile de faire des textes trop longs » mais je ne suis pas convaincue par cela, et je continue à écrire pour ceux qui lisent et que ça intéresse d’en savoir plus. En tant que lieu culturel et diffuseur, on se doit de produire des écrits de qualité pour les publics, cela fait partie de notre mission de transmission. Aujourd’hui, on a besoin de diversifier les approches et les formats pour s’adapter aux pratiques des publics. Le papier et le digital ne s’opposent pas, au contraire ils se complètent. On procède plus par addition, que par soustraction : on ne peut rien lâcher ! L’écueil pour un communicant dans une institution, c’est la sédentarité, la répétition, les habitudes. On peut avoir tendance à rester dans sa bulle, c’est la raison pour laquelle j’aime travailler avec des intervenant·es extérieur·es (agences, médias, créateurs de contenus) car ce sont de vraies soupapes pour rester ouvert sur l’extérieur et interroger ses pratiques. Quels sont tes défis de communicante ? Rester curieuse, toujours en veille. J’observe beaucoup les bonnes pratiques chez mes pairs. Je reste très attachée à l’opérationnel : pour moi, il n’y a pas de petites tâches, même s’il est important de régulièrement trouver le temps de penser les choses et de réinjecter de la stratégie dans tout ce qu’on produit. On doit être sur les fronts, parler à tous les publics, s’adapter à toutes les pratiques. Quels sont, selon toi, les publics prioritaires à toucher en communication à l’Onde Théâtre ? S’adresser aux plus jeunes. C’est le leitmotiv dans de nombreux lieux. L’objectif à l’Onde est aussi de toucher un public plus jeune et un public familial. On s’adresse principalement à un public de territoire, c’est-à-dire aux écoles, les collèges, lycées, les associations, les entreprises de proximité. Et certains spectacles ou événements nous amènent à élargir vers des publics plus spécifiques (amateurs de danse,…

« Euphoria » le nouveau projet chorégraphique de Caroline Breton

Par Iris Gratiet

EUPHORIA est une conversation chorégraphique et sonore entre deux chouettes sur le sens de la vie. Deux figures hybrides, mi-chouettes mi-humaines, s’éveillent, se découvrent et s’animent d’une énergie foisonnante, croissante, jusqu’à atteindre un état paroxystique qui appelle une nouvelle écologie de leur relation, entre elles et au monde. Ces deux êtres étranges traversent des situations saugrenues et poétiques qui révèlent le caractère dérisoire et splendide d’une vie. La pièce est une fantaisie qui a à cœur de faire croître en nous le sens de la merveille ; ce sens de l’émerveillement si cher à la biologiste marine Rachel Carson qui nous met en relation directe et profonde avec la puissance du vivant. chorégraphie · Caroline Bretoninterprètes · Caroline Breton & Olivier Muller création sonore · Benoist Bouvotlumières · Charles Cheminassistante · Agathe Vidalobjets chorégraphiques · Chloé Bellemèrecollaboration aux lumières & régie générale · Simon Gautier production · groupe Karol Karolcoproduction · L’étoile du nord – scène conventionnée, KLAP Maison pour la danse à Marseille, Les Hivernales – CDCN d’Avignonsoutiens à la création · Région Île-de-France – aide à la création, Fonds de dotation Francis Kurkdjian, Fondation Beaumarchais – SACD, Caisse des Dépôts – programme danse, La Chaufferie Cie DCA / Philippe Decouflé, la SPEDIDAMsoutiens en résidence · La Ménagerie de Verre Paris, Atelier de Paris / CDCN, CN D Pantin – résidence annuelle, The Watermill Center New York, La Chartreuse CNES Villeneuve-lès-Avignon Cette création 2025 est le fruit de la chorégraphe et interprète Caroline Breton. Après des études de philosophie, elle intègre l’école nationale ERACM de Marseille, où elle lance un collectif d’artistes qui dure 8 ans, diffusé dans les scènes nationales et CDN. Après 10 ans de théâtre auprès de figures fortes comme Yves-Noël Genod, Falk Richter, Christiane Jatahy, Robert Wilson, elle poursuit sa carrière de danseuse, avec les spectacles de Marco Berrettini aux Rencontres Chorégraphiques de Seine-Saint-Denis, Théâtre national de la Danse de Chaillot Paris, Théâtre national de Rome et tournées, Christophe Haleb, Simon Tanguy, Johanna Rocard, Simone Forti dont 3 pièces sont réactivées au Watermill Center de New York en 2023. En 2018, elle fonde avec Charles Chemin le groupe Karol Karol. Ils conçoivent une série de portraits vivants dansés, I Hope en 2019, figures en 2022 à la Ménagerie de Verre et Watermill Center.En 2021, elle crée le quatuor De Natura Rerum à La Pop Paris, Plastique Danse Flore Versailles et au Festival d’Avignon.En 2023, elle est lauréate de la Bourse écriture danse de la Fondation Beaumarchais-SACD pour EUPHORIA, duo sur le sens de la merveille qui sera créé en mars 2025 à L’étoile du nord à Paris. Le Collectif Overjoyed accompagne Caroline Breton, dans ses relations médias depuis février 2025. En tournée :samedi 22 mars 2025 à 20h30 à KLAP – Maison pour la danse, Marseille – Festival + DE GENRES · samedi 26 avril 2025 Création version in situ au Watermill Center, New York+ 3 open studios à CPR et Chez Bushwick, NYC · jeudi 5 juin 2025 La Chartreuse CNES Villeneuve-les-Avignon version In situ · jeudi 12 juin 2025 Le Vélo théâtre, scène conventionnée, Apt Prochainement en 2026 : février 2026 Les hivernales – CDCN d’Avignon- Festival Les Hivernales · mars 2026CCN, Mille Plateaux, La Rochelle, L’UMAA · juillet 2026 Festival Vaison Danses, Vaison- la-Romaine

La grande fuite de X

Par Iris Gratiet

Depuis quelques semaines, X, anciennement Twitter, est sujet à une vague massive de fuites de personnalités publiques, médias et institutions, en bref, une hécatombe pour le réseau social aux 251 millions d’utilisateurs. Chacun·e reproche au dirigeant les mêmes faits : désinformation, soutien clairement affiché pour Donald Trump et censure. Il semblerait que X soit au cœur d’une nouvelle polémique. X, le réseau social qui s’est perdu en vol Depuis l’arrivée du milliardaire à la tête de X en 2022, les polémiques semblent s’y bousculer autant que les tweets. Soutien affiché de Donald Trump lors des élections présidentielles américaines de 2024, Elon Musk est aujourd’hui le conseiller spécial du nouveau président pour « l’efficacité gouvernementale ». Une alliance publique qui a déclenché un véritable exode parmi les médias, les personnalités publiques et les anonymes, qui ferment leurs comptes et tournent le dos à X. Le nombre d’utilisateur·ices quotidien·nes aurait ainsi considérablement diminué en deux ans (entre 3,7 % et 11,6 %). Photo générée par IA Ce n’est pas la première fois que le patron de Tesla s’attire les critiques. Depuis son rachat de la plateforme, des chercheurs américains de l’ONG « Center for Countering Digital Hate » alertent sur une montée en flèche de contenus haineux, fake news, théories du complot et discours d’extrême droite2. Le journal espagnol La Vanguardia dénonce, quant à lui, un « manque de modération efficace et raisonnable ».3 L’origine de ce désordre ? Elon Musk a drastiquement réduit les effectifs, notamment dans les équipes chargées de la modération, tout en réhabilitant des comptes autrefois bannis pour leurs propos misogynes et polémiques. Résultat : une plateforme où les dérives inquiétantes s’amplifient.4 Artistes, médias et universités : les premiers déserteurs Le média britannique The Guardian a annoncé son retrait du réseau le 13 novembre dernier : « Nous tenions à informer nos lecteurs que nous ne publierons plus de messages sur les comptes officiels de la rédaction du Guardian sur le site X (anciennement Twitter). »5Une décision suivie par différents médias français, tels Ouest-France ou Sud-Ouest. À ce sujet, le directeur général du groupe Sud-Ouest, Nicolas Sterckx, déclare dans un communiqué du 21 novembre 2024 : « Tant que des garanties sérieuses de lutte contre la désinformation et en faveur de l’équilibre des débats n’auront pas été apportées, nous ne reviendrons pas sur X. »6 Dans leur sillage, certaines personnalités publiques mondialement connues ont également décidé de quitter X, parmi lesquelles Gigi Hadid, Stephen King ou encore Jim Carrey.7 En France, la journaliste Salomé Saqué et l’homme politique Benoît Hamon ont boycotté X en soutien à Sud-Ouest et Ouest-France, mais également pour protester contre Donald Trump et la désinformation que la plateforme favoriserait. 8 Ce sont les mêmes raisons qui ont poussé, en 2023, Éric Breton, président de l’Université Aix-Marseille à se retirer du réseau social, la ligne éditoriale de celui-ci étant, selon lui, « incompatible avec les valeurs de tolérance, d’humanisme dans laquelle l’Université d’Aix Marseille est engagée ». L’initiative avait été lancée par l’Université de Rennes 2 le 31 août 2023. Le mouvement à ensuite été dûment suivi par Centrale Nantes, Sciences Po Toulouse, les universités de Lyon 3, Jean Monnet Saint-Étienne, Picardie Jules Vernes, Bordeaux, Strasbourg, Nantes…9 Partir certes, mais pour aller où ? Des alternatives fleurissent et en profitent pour récupérer les utilisateurs en exode de X. Dans le cas de Stephen King, maître de l’horreur, c’est Threads, une plateforme proposée par Meta (la maison mère d’Instagram et Facebook), qui a pris le relais.10 Cela fait déjà quelques années qu’Instagram tente de regrouper toutes les fonctions des autres réseaux sociaux en son sein : en 2016 avec les « Stories » inspirées de Snapchat, en 2020 avec la création de l’onglet « Réels » reprenant le concept de l’application phare TikTok, devenu aujourd’hui le canal privilégié des jeunes pour s’informer. Et enfin, en 2023, avec l’arrivée des « Threads » permettant aux utilisateurs et utilisatrices d’Instagram de publier des courts textes, d’aimer ou de commenter ceux des autres à la manière de X.11 D’autres personnalités, comme Barbra Streisand, ont choisi de rejoindre le réseau Bluesky, créé par l’ancien patron de Twitter, Jack Dorsey. Aujourd’hui dirigé par Jay Graber, Bluesky a gagné près d’un million d’utilisateur·ices à la suite des élections présidentielles et de la nomination d’Elon Musk.12Bluesky reprend le principe d’interactions via de courts échanges, de messages, de photos et de vidéos entre internautes qui disposent chacun·e d’un profil indépendant permettant de « liker » et partager des posts.13 Les plateformes alternatives enregistrent donc actuellement une forte croissance : Bluesky compte aujourd’hui 16 millions d’utilisateur·ices, contre 10 millions à la mi-septembre 2024.14 Et une solution alternative éthique ? Si vous cherchez à quitter X pour de nouveaux horizons plus éthiques, vous pourriez apprécier l’application en open source décentralisée Mastodon.La différence ? Mastodon base son fonctionnement sur un système d’instance, c’est-à-dire un serveur hébergé et administré par une ou plusieurs personnes, où sont stockées les données publiées par les utilisateur·ices. 15Chacune de ces instances dispose de ses propres règles ainsi que d’une équipe de modération dédiée offrant ainsi un environnement adapté aux préférences des utilisateur·ices. Les instances peuvent interagir entre elles, formant un réseau interconnecté tout en permettant une gestion décentralisée et diversifiée des communautés.16 Et vous, continuez-vous à utiliser X ? Quel autre réseau vous intéresserait ?

Immersion Danse à l’Onde : le temps fort dédié à la danse contemporaine européenne du Théâtre Centre d’Art Vélizy-Villacoublay

Par Iris Gratiet

À l’aube d’une nouvelle saison foisonnante, Joël Gunzburger et son équipe convient leur public, pour la 9e année, à une série d’expériences et de découvertes autour de la danse contemporaine française et internationale. Immersion danse, c’est un programme de cinq soirées partagées, pendant lesquelles se côtoient deux formes chorégraphiques dans deux espaces du théâtre, comme un dialogue entre deux artistes, deux univers singuliers, deux pensées en mouvement sur le monde. Le temps de ce programme original, des artistes français et internationaux, émergents et reconnus, se croisent sur les différents plateaux de l’Onde. Cette édition associe des créations 2024 : Kill Me de Marina Ottero, Torpeur d’Angelin Preljocaj, une première : Trois concertos pour piano de Bartók de Louis Barreau, des reprises : d’Angelin Preljocaj et de Mazelfreten. Ainsi qu’un temps festif autour d’un DJ pour partager le plaisir de danser ensemble. Et la danse à l’Onde se vit aussi tout le reste de l’année, avec des artistes tels que Marie-Claude Pietragalla, Anne Teresa De Keersmaeker & Radouan Mriziga, Sharon Eyal, Amala Dianor, Ohad Naharin, Sylvère Lamotte, mais surtout Olivier Dubois, désormais artiste associé, qui présentera For Gods Only, son solo pour Marie-Agnès Gillot, à la veille de l’été. Le collectif Overjoyed accompagne l’équipe de l’Onde Théâtre de Vélizy-Villacoublay depuis 2022 dans ses relations médias. Soirée d’ouverture 19h30 – Mes autres (reprise) Sylvie Pabiot – artiste complice45 min – L’atelier À la frontière de la danse, de la performance et de l’installation plastique, Sylvie Pabiot danse et chorégraphie un tableau sur la multiplicité de l’être. « Je suis les autres en moi. » Les mots de Jean-Paul Sartre donnent le ton de ce solo dansé par Sylvie Pabiot, qui questionne la notion d’identité à travers un autoportrait pictural. Dans cette œuvre plastique, le corps, la lumière et le son créent un paysage poétique chargé de présences absentes. Ce portrait prend le chemin des étrangetés qui composent le moi : une mosaïque de corps illusoires. Par son minimalisme radical et son temps étiré, ce solo nous invite à une douce contemplation. [tournée 25] Décembre 2024 : Théâtre le Hangar, Toulouse (31) 14 fév. Festival Faits d’Hiver, Paris (75)  > En savoir + 20h30 – Kill Me (Création 2024)Marina Otero 1h30 – Grande Scène Avec six interprètes à l’énergie fulgurante, Marina Otero place le corps au centre d’une histoire de folie amoureuse. Un véritable uppercut ! Révélée en Europe avec l’explosif Fuck Me, Marina Otero est l’une des figures de la scène alternative argentine. Depuis plusieurs années, elle développe une recherche basée sur sa propre vie dans des performances furieuses et exaltantes, qui poussent le corps dans ses retranchements les plus sensibles. Entre documentaire et fiction, elle expose à cœur ouvert des réalités intimes et sociétales. Kill Me est un tableau vivant sur la folie amoureuse et le trouble mental, incarné par six interprètes à l’énergie fulgurante. Traversée d’ondes de choc, cette nouvelle création est un alliage fascinant entre poésie à fleur de peau et rugosité sauvage. + Workshop dédié aux artistes professionnels les 6 & 7 novembre 2024 > En savoir + sur l’Onde Soirées du vendredi 8 et du samedi 9 novembre 2024 Samedi 19h30 – Soirée d’étudesCassiel Gaube1h – L’atelier Quand la house dance rencontre la danse contemporaine, naît une série de courtes pièces emboîtées les unes dans les autres par le chorégraphe belge. Cette Soirée d’études est un pas de deux à trois interprètes, se passant le relais pour composer différents duos. Dans cette suite d’exercices sur des motifs dansés, la répétition travaille le danseur comme le regard. Mise en pièces, la house dance révèle sa technique et ses sources (marche, course, respiration, claquettes, et puis salsa, hip-hop, reggae, groove, footwork), et la danse se recompose pour faire apparaître un langage naturel et limpide à déchiffrer. > En savoir + 20h30 – Annonciation, Torpeur, NocesAngelin Preljocaj1h40 – Grande Scène  Une soirée en trois temps sublimant l’écriture chorégraphique hors normes d’Angelin Preljocaj ! Angelin Preljocaj signe un programme composé de deux pièces majeures de son répertoire Noces et Annonciation, auxquelles il associe la création, Torpeur. De Vivaldi à Stravinsky, du duo aux pièces d’ensemble, ce triptyque éclectique d’une grande sensualité trace un trait d’union entre passé et présent autour de son geste chorégraphique. [tournée] 12&13 nov. 24, Scène Nationale, Sénart / 15 nov. 24, Théâtre et Cinéma de Choisy-le-Roi / 17 nov. 24, Théâtre de Poissy… + de dates > En savoir + sur l’Onde Soirée du mardi 12 novembre 2024 20h30 – Rave Lucid Mazelfreten + DJ set 50 min + 45 min DJ Set – Grande Scène Auréolé par la cérémonie d’ouverture des JO de Paris 2024, la troupe donne rendez-vous à tous les publics de la Grande Scène de l’Onde. Dans une ambiance vibrante et survoltée, dix danseurs venus du monde entier développent une danse qui s’inspire de l’univers chaleureux des battles. Sur les rythmes puissants d’une musique électro/house et techno, ils déploient l’univers de la rave conçue comme une célébration, une fête, une transe organique. Entre lâcher prise et poussées d’adrénaline, Mazelfreten invente un ballet électro d’un genre nouveau. 50 minutes d’énergie pure. [tournée] 22 nov. 24, Cachan / 11, 12 & 13 déc. 24, Paris / 18 déc. 24 Mâcon France… + de dates > En savoir + 21h20 – DJ Set – DJ MalboneigeMalboneige45 min – Participatif et gratuit  Après le spectacle, la soirée continue sur le dancefloor avec DJ Malboneige et deux danseurs de la troupe qui  guideront les publics dans la quête du flow électro > En savoir + Soirée de clôture samedi 16 novembre 2024 19h30- Stans Ana Pérez & José Sanchez1h – L’atelier  En partenariat avec Danse Dense #LeFestival Une pièce hybride où la danse flamenco entre en dialogue avec la musique baroque. Stans signifie « debout » en latin. Stans est un duo, une conversation entre Ana Pérez, danseuse flamenco aux ouvertures des plus contemporaines, et José Sanchez, virtuose de la guitare flamenca. Ensemble, ils explorent l’univers baroque et mystique du Stabat Mater, poème religieux du Moyen-Âge évoquant la figure d’une femme debout face à la perte de son fils. Nourris par les multiples univers musicaux qu’ils ont traversés, les deux artistes interrogent la tradition, se jouent des codes, repoussent les limites, pour dessiner des chemins inexplorés. [tournée] 15 avr. 25, KLAP Maison pour la danse Marseille + de dates > En savoir + sur l’Onde 20h30 – Trois…

Les projets engagés de Sylvie Balestra – Fondatrice de la Compagnie Sylex

Par Iris Gratiet

En 2024, après le succès de Grrrrr, Sylvie Balestra – Compagnie Sylex crée un nouveau projet artistique complet autour de l’adolescence : Rites de Passage. Rites de passage associe recherches, médiation, exposition et performances. Sa nécessité est apparue à Sylvie Balestra, lauréate d’un 1 % artistique du ministère de la Justice, à l’issue d’une résidence menée avec des adolescent·es dans un Centre éducatif fermé (CEF) en janvier 2023. Sylvie Balestra est danseuse-chorégraphe, formée à la danse contemporaine, à l’anthropologie de la danse et aux pratiques somatiques. Artiste compagnonne du Théâtre du Cloître, scène nationale de Bellac (87), elle s’appuie sur ce parcours pour constituer une méthodologie de travail de terrain associant danse et anthropologie. Le Collectif Overjoyed accompagne Sylvie Balestra et la Compagnie Sylex dans ses relations médias ainsi que dans la refonte de son site web. L’identité graphique de la compagnie a, quant à elle, été réalisée par Guillaume Ruiz, graphiste implanté à Bordeaux. « Dans une société qui n’a plus de rites de passage pour ce seuil si puissant qu’est l’adolescence, j’ai envie de créer une adresse directe, en mouvement, pleine d’énergie, de transformations qui puise dans l’anthropologie pour réinventer un continuum entre cultures traditionnelles et contemporaines. » Sylvie Balestra Elle fonde en 2010 SYLEX, compagnie de danse contemporaine, conventionnée en Nouvelle-Aquitaine, qui interroge ce qui met chacun d’entre nous en mouvement. Son répertoire se nourrit de l’observation anthropologique et de l’écoute des savoirs intimes et singuliers d’individus en mouvement au sein d’une communauté de travail (L’Encyclopédie du Geste Ouvrier), sportive (Rugby), géographique (4×4)… Sylvie Balestra, « chorégraphe-anthropologue » développe depuis 2010 une démarche de création de terrain, profondément humaine et basée sur l’observation et le lien avec les personnes. De la petite enfance à la vieillesse en passant par le travail et les environnements naturels, elle s’arrête pour remettre du sens « dans nos quotidiens », voire dans ce qui semble menacé par les sociétés contemporaines. Rites de passage – L’exposition ETHNOBRUT L’exposition ETHNOBRUT est issue d’un partage de savoir-faire avec des maroquiniers d’un atelier de l’entreprise Hermès, qui a permis à Sylvie Balestra de créer 7 parures en cuir et ballons de sport recyclés avec les mineurs du CEF. Ces parures exposées dialoguent avec des courts-métrages réalisés par Camille Auburtin pour que ces parures exposées soient incarnées par des mains au travail et des corps en mouvement.Autour de cette notion anthropologique du rite de passage, elle met en avant la transformation et la nécessité de rituel collectif –  avec un objet connu de toutes les cultures, symbolique et populaire : le ballon de sport qui devient, pour des adolescentes et adolescents, une armure pour se protéger, une parure pour s’empuissancer. Prochaines dates : L’Expo ETHNOBRUT du 20 septembre au 20 octobre à la Fabrique POLA de Bordeaux, puis en tournée dans toute la France. Scénographe : Isabelle Fourcade ; Réalisatrice : Camille Auburtin ; Graphiste : Guillaume RuizContributrices et contributeurs : Lætitia Fronty, Nathalie Marbouty, Laurent Contreras pour la maroquinerie Hermès ainsi que A., Ba., Br., E., JM., O. et R.Grâce aux soutiens du ministère de la Justice, de la DRAC Nouvelle-Aquitaine – Politique de la ville, de La Maroquinerie Nontronnaise, de La Région Nouvelle-Aquitaine – service Jeunesse, de La Fabrique Pola, de la Fondation d’entreprise Hermès. Rites de passage est un solo chorégraphique qui évoque l’adolescence, l’image de soi, la prise de risques, les enfermements, la dépense d’énergie, la peau – celle que l’on a, qui nous colle comme une étiquette et celle que l’on voudrait changer, la mue, la transformation. Partir d’un dribble, balle de foot au pied pour aller jusqu’à la transe, c’est le parcours que mènera cette soliste à la recherche du seuil, du passage de son enfance déjà derrière elle vers le monde adulte encore inaccessible. 50 min. à partir de 10 ans Distribution : Conception & Chorégraphie : Sylvie Balestra / Interprétation : Janice Bieleu / Création lumière : Yvan Labasse / Création costumes : Aude Desigaux / Collaboration à la mise en scène : Cyrielle Bloy / Répétitrice : Garance Bréhaudat / Artiste sonore : Simone AubertCoproductions : Le Théâtre du Cloître – Scène conventionnée à Bellac, l’Agence Culturelle Départementale Dordogne-Périgord, le Glob Théâtre – Scène conventionnée à Bordeaux, le Théâtre d’Angoulême – Scène nationale, Format Danse Ardèche, l’Agora Pôle National Cirque de Boulazac, l’OARA, Accueil studio La Manufacture CDCN Bordeaux La Rochelle avec le soutien du CCN La Rochelle Mille Plateaux Prochaines dates 24/25 : Premières : 7 et 8 novembre : Pôle National Cirque, L’Agora de Boulazac (24)12 et 13 novembre 2024 : Glob théâtre, Scène conventionnée Art & création, Bordeaux (33).19 et 20 novembre 2024 : La Briqueterie CDCN du Val-de-Marne, en partenariat avec le Festival Playground (94) 8 et 9 janvier 2025 : Théâtre d’Angoulême, Scène Nationale (16)15 au 17 janvier 2025 : Points Communs, Scène nationale de Cergy (95)30 et 31 janvier 2025 : Théâtre du Cloître, Scène conventionnée de Bellac (87)6 et 7 février 2025 : Champ de Foire – Saint André de Cubzac (33) dans le cadre du Festival POUCE ! 11 février 2025 : Château d’Oléron (17) dans le cadre du Festival POUCE ! – La Manufacture CDCN Bordeaux / La Rochelle28 mars 2025 : L’Aire Libre, Saint Jacques de La Lande (35) Et toujours en tournée 24/25 Grrrrr est un solo de danse, à partir de 3 ans, qui se joue en cercle en très grande proximité.La pièce propose un rituel dansé où des figures animales apparaissent faites de peaux, de poils et de plumes. Grâce à un costume impressionnant, le corps se transforme, du tigre à l’oiseau en passant par le cheval. Tout ce bestiaire d’animaux hybrides à jambes de danseuse amène les spectateurs dans un univers à la fois doux, grotesque et magique. Par une approche anthropologique et ludique, ce spectacle nous ramène aux origines de la danse. Expérience joyeuse et sauvage, Grrrrr invite à tous nous mettre en mouvement, enfants et adultes, dans un grand bal final.Entre 2017 et 2024, Grrrrr a été représenté plus de 500 fois dans des CCN, CDCN, CDN, Scènes nationales et Scènes conventionnées.

Nouvelle collaboration avec l’auteure et metteure en scène Pauline Sales

Par Anna Genet

Depuis le début de cette saison, le Collectif Overjoyed accompagne l’auteure et metteure en scène Pauline Sales dans ses relations médias pour sa dernière création Les Deux déesses. Une adaptation théâtrale et musicale pour un mythe d’aujourd’hui Après Les Femmes de la maison, Pauline Sales présente une adaptation contemporaine, musicale et théâtrale du mythe de Déméter et Perséphone : une mère et une fille, deux déesses combattantes pour la vie, par les hommes malmenées. Elle inscrit ce mythe oublié aujourd’hui, dans un quotidien qui nous est proche, sans le désenchanter. Avec la musique et les textes chantés, elle aborde avec délicatesse les thèmes du viol, de la séparation mère-fille, de notre rapport à la nature. Déméter et Perséphone sont les déesses de la terre et des saisons. Elle fait du rapt de Perséphone par Hadès (dieu des enfers), un fait divers qui rend compte avec justesse de la banalité de la violence. Elle a confié, entre autres, les rôles de la mère et de la fille, à un trio tout au mythe et à sa condition humaine : Clémentine Allain, Claude Lastère et Élizabeth Mazev. Un voyage à traverser comme une expérience sensorielle, avec le mythe qui s’inscrit dans nos imaginaires et évoque, avec force et justesse, des images d’aujourd’hui. « Ce mythe, qui met au centre deux femmes, auxquelles on a rendu un culte pendant plusieurs siècles avant l’avènement du christianisme, est relativement méconnu. Il porte pourtant en son sein beaucoup des sujets qui nous occupent aujourd’hui. Il y est question, entre autres, d’inceste, d’écologie, d’émancipation, de renaissance. Il décrit avant l’heure une famille monoparentale chez les Dieux. Il est, comme tous les mythes, fertile en interprétations et métaphores. » Extrait de la note d’intention de Pauline Sales À découvrir pendant la saison 24/25 5 & 6 nov. aux Quinconces L’espal, Scène Nationale du Mans – création 14 & 15 nov. à La Halle aux Grains – Scène Nationale de Blois du 20 nov. au 1er déc. au Théâtre Gérard Philipe – CDN de Saint-Denis 17 déc. à l’Espace Marcel Carné, Saint-Michel-sur-Orge 19 déc. au Théâtre Jacques Carat, Cachan 9 janv. à l’Agglomération du Mont-Saint-Michel, Salle des Raquettes, Isigny-Le-Buat  14 janv. à L’Estive – Scène Nationale de Foix et de l’Ariège, Foix 5 & 6 fév. à la MC2 : Maison de la Culture de Grenoble Portrait de Pauline Sales Pauline Sales a écrit plus d’une vingtaine de pièces, éditées principalement aux Solitaires Intempestifs. Elles ont entre autres été mises en scène par Jean Bellorini, Jean-Claude Berutti, Marie-Pierre Bésanger, Richard Brunel, Philippe Delaigue, Paul Desveaux, Lukas Hemleb, Laurent Laffargue, Marc Lainé, Arnaud Meunier, Kheireddine Lardjam, Odile Grosset Grange. Plusieurs de ses pièces sont traduites et ont été représentées à l’étranger. De 2002 à 2007, elle est autrice associée à La Comédie de Valence, avant de prendre pendant dix ans la direction avec Vincent Garanger du Préau, Centre Dramatique National de Normandie à Vire. Ils y mènent de 2009 à 2018 un travail de création principalement axé sur la commande aux auteurs et aux metteurs en scène. Ils créent également le festival Ado, novateur dans le paysage théâtral français. Aujourd’hui, Pauline Sales continue sa démarche d’écrivaine et de metteuse en scène dans le cadre de la compagnie À L’Envi. Elle développe des projets tournés vers la jeunesse et vers le public adulte, en initiant pour chaque spectacle un dispositif d’action artistique et culturelle.

Peinture Fraîche #6, festival d’arts urbains & digitaux à Lyon du 9 octobre au 3 novembre 2024

Par Anna Genet

Nouvelle collaboration du Collectif Overjoyed. La première édition de Peinture Fraîche Festival naît en 2019 avec pour objectif de promouvoir les arts urbains sous toutes leurs formes à Lyon, la ville d’origine du directeur artistique, CART’1. Pour sa 6e édition, Peinture Fraîche Festival change de dimension. Tournée vers le numérique, elle questionne notre rapport à la réalité en invitant les publics dans un nouveau lieu d’exposition habituellement inaccessible… Le concept du « Secret Spot » Pour Peinture Fraîche Festival, le lieu est véritablement la pierre angulaire qui définit le projet de chaque édition. Cette année, pour sa 6e édition, nous avons souhaité amener le festival dans un nouvel espace surprenant et inconnu du grand public. Nouvelle édition, nouvelle dimension Parce que le street art est une discipline qui prend vie dans l’espace urbain et que ceux qui l‘encouragent sont souvent tributaires des sites qui les accueillent, je souhaitais cette année présenter l’élan du street art vers les nouvelles technologies. Donner à voir les collaborations entre artistes issus de différentes mouvances artistiques me tenait aussi à cœur. Fresques en réalité augmentée, billets NFT, espaces de jeux, démos de logiciels créés par et/ou pour des graffeurs, le digital occupe une place importante dans l’identité de Peinture Fraîche et ce depuis la première édition. Depuis que les nouvelles technologies se sont imposées dans notre quotidien, les artistes de rue s’en sont emparé, utilisant pour certains les outils numériques ou créant pour d’autres des œuvres 3.0 diffusées exclusivement en ligne. C’est la raison pour laquelle, pour cette 6e édition, opter pour ce nouveau lieu confidentiel imposait de convier la nouvelle scène des arts urbains, éminemment numérique. L’installation dans ce site inédit plus intimiste et l’avènement d’une nouvelle scène digitale dans l’art urbain s’accordaient parfaitement pour porter cette vision artistique que je défends. Le public au cœur du projet Nouveauté de cette 6e édition, le festival a été entièrement pensé pour associer numérique et street art à travers l’exposition de quatre fresques interactives, en réalité augmentée et d’une quinzaine d’artistes numériques internationaux émergents ou confirmés. Cet univers encore peu représenté prendra forme sur les écrans du public qui deviendra à son tour acteur de ce qu’il regarde, en créant par exemple des œuvres numériques, via la réalité virtuelle. Si le visiteur intègre le processus de création d’œuvres numériques à travers différentes formes de participation, il pourra aussi assister à des ateliers sur table pour réaliser lettrages, collages, BD, persos etc. Les plus contemplatifs pourront quant à eux, continuer de découvrir des toiles d’artistes et autres objets issus de la culture graffiti au Shop ou à l’espace Artshow. CART’1, fondateur et directeur artistique du Festival L’édition 2024, les arts numériques à l’honneur LES ARTISTES DIGITAUX Sont programmés cette année une dizaine d’artistes d’ici et d’ailleurs avec notamment : Neoliptus (Lyon), Hati Hati Mas (Hambourg), Diego Bergia (Toronto), et bien d’autres… À propos du Festival PEINTURE FRAÎCHE FESTIVAL trouve ses racines dans la création de l’association TROI3 en 2013 par CART’1, directeur artistique et graffeur depuis plus de 30 ans. Ce dernier souhaite promouvoir les arts urbains sous toutes ses formes à Lyon, sa ville d’origine, ainsi que dans les villes où il est amené à vivre. En 2019, naît la première édition de PEINTURE FRAÎCHE, suite aux différents évènements organisés sur Lyon et à l’étranger par l’association TROI3 : WALL DRAWING FESTIVAL (Résonance du MAC Lyon) en 2016, TRUBLYON en 2017 et 2018 et le festival KILLART en Colombie depuis 2015 avec l’Alliance Française de Barranquilla. En 2023, le festival PEINTURE FRAÎCHE a rassemblé plus de 57 000 visiteurs. Le Collectif Overjoyed accompagne nouvellement le Festival Peinture Fraîche en communication et relations médias.

Le festival artistique C’est pas du luxe ! revient à Avignon en septembre 2024

Par Anna Genet

Le festival artistique « C’est pas du luxe ! » fait son retour à Avignon les 27, 28 et 29 septembre 2024, marquant ainsi sa septième édition. Cet événement unique en son genre met en avant les talents et les créations de personnes en situation de grande précarité, en collaboration avec des artistes professionnel·les. Le collectif Overjoyed accompagne le festival dans ses relations média. Un engagement social et artistique Initiée par la Fondation Abbé Pierre, La Garance Scène Nationale de Cavaillon et l’association Le Village, « C’est pas du luxe ! » vise à changer le regard sur la précarité en plaçant les personnes les plus vulnérables au cœur de la création artistique. Depuis douze ans, la Fondation Abbé Pierre et ses partenaires introduisent l’art dans les structures sociales de l’ensemble du territoire. Accompagnées par des artistes, les personnes accueillies sont invitées à produire des œuvres d’art vivant et plastique, qui seront présentées au public dans plus de 30 lieux à Avignon. Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, souligne l’importance de ce projet : « Au travers de la pratique artistique, les personnes retrouvent l’envie de se reconstruire, de se projeter dans l’avenir et leur dignité. Il est fondamental de remettre au centre les personnes et de changer le regard sur la précarité. » Un festival international Cette année, le festival renforce également ses liens avec des homologues internationaux en accueillant une délégation brésilienne et espagnole, dans le cadre de la Saison Brésil-France 2025. Cette collaboration vise à penser un projet commun, enrichissant ainsi le festival d’une dimension globale. Une programmation riche et inclusive Le festival propose une série d’événements artistiques variés, allant de l’exposition à la performance, en passant par des conférences et des ateliers. Parmi les temps forts de cette édition, on retrouve notamment : Le Grand Tour à la Collection Lambert avec Christian Rizzo Une exposition pluridisciplinaire dirigée par le chorégraphe Christian Rizzo, en collaboration avec des personnes accueillies dans des structures sociales. Cette exposition est une invitation à découvrir des objets, souvenirs et images rassemblés lors de voyages à Athènes, Barcelone et Bruxelles. Le Grand Bazar des Savoirs à l’Église des Célestins Une foire orchestrée par le metteur en scène Didier Ruiz, où les visiteurs peuvent découvrir une multitude de thématiques passionnantes, allant de l’apiculture urbaine aux ondes gravitationnelles. Un beau jour – Bal sauvage de clôture sur la Place Saint-Didier Une performance acrobatique et dansante par la compagnie Le Doux Supplice, qui interroge le déséquilibre et la singularité des corps. Pour plus d’informations sur la programmation du festival, rendez-vous sur le site cestpasduluxe.fr. Le collectif Overjoyed accompagne le festival C’est pas du luxe ! en relations média.

Festival Cadences 2024 : la rentrée culturelle en mouvement à Arcachon

Par Anna Genet

Depuis 22 ans, le Festival Cadences fait vibrer la rentrée culturelle d’Arcachon et de ses environs avec une célébration de toutes les danses. Du 17 au 22 septembre 2024, la 22e édition met en avant la création et la pluridisciplinarité, offre une programmation riche et diversifiée qui réunit des compagnies de renommée nationale et internationale ainsi que des artistes émergents de la scène chorégraphique. Sous la direction artistique de Benoît Dissaux, directeur du Théâtre Olympia, Scène Conventionnée d’Intérêt National « Art en Territoire » à dominante danse, le Festival Cadences 2024 s’annonce comme un reflet éclatant de la diversité de la danse contemporaine. Cette année, l’événement s’étend sur 14 villes partenaires, offrant six grandes soirées dédiées à la danse et de nombreux événements sur le territoire, notamment au Théâtre de la Mer, lieu emblématique du festival. Temps Forts de l’Édition 2024 Mourad Merzouki Le célèbre chorégraphe, aux plus de 30 ans de carrière et 39 créations jouées plus de 4 000 fois dans 70 pays à travers le monde, ouvre avec panache le Festival avec sa création 2024 Beauséjour le 17 septembre au Théâtre Olympia. Blanca Li Sa compagnie présenta deux pièces majeures : Didon et Enée le 19 septembre au Théâtre Olympia et Notre Sacre, une recréation originale pour six danseurs, le 21 septembre à l’Espace Culturel Lucien Mounaix à Biganos. Blanca Li animera également la « Barre sur la plage » le 22 septembre sur la place Thiers à Arcachon. Tanzmainz La compagnie collabore avec la chorégraphe portugaise Tânia Carvalho pour présenter Mysterious Heart le 21 septembre au Théâtre Olympia, une première en France avant une série de représentations à Paris. Cie Fattoumi-Lamoureux Les directeurs du Centre chorégraphique national de Bourgogne Franche-Comté, proposeront leur nouvelle création Goal. Fantaisie pour passement de jambes le 18 septembre au Théâtre Cravey à La Teste de Buch, accompagnée en première partie par Paul Molina et son Portrait dansé. Kelemenis & Cie Michel Kelemenis rendra hommage à la jeunesse avec Magnifiques le 20 septembre au Théâtre Miroir à Gujan-Mestras, une ode sur fond de Magnificat de Jean-Sébastien Bach. Focus Espagne : Sergio Bernal Dance Company Chaque année, le festival met à l’honneur des compagnies espagnoles. Pour cette édition, le chorégraphe Sergio Bernal présentera Ser, un spectacle surprenant mêlant flamenco, ballet classique et danse contemporaine, à voir le 22 septembre au Théâtre Olympia. Escales Chorégraphiques et Performances au Théâtre de la Mer Le festival comprend 28 spectacles répartis sur le bassin d’Arcachon et au-delà. Parmi les nouveautés, des partenariats avec les villes de Saint Jean d’Illac et Audenge, ainsi qu’une collaboration spéciale pour Le Concert de la Loge & Mourad Merzouki à l’Auditorium de l’Opéra de Bordeaux. Au Théâtre de la Mer, 11 performances sont proposées, mettant en scène des compagnies reconnues comme la Cie Käfig et des artistes émergents tels Solal Mariotte, Paul Molina, et les lauréats du concours Sobanova 2024, Anatole Hossenlopp, Gaël Grzeskowiak et Christophe West. Cadences en brefUne programmation riche en créations 2024, avant-premières et premières. Le Festival Cadences s’engage à proposer chaque année une actualité chorégraphique, reflet de la diversité de la danse d’aujourd’hui, qui s’étend désormais à 14 villes partenaires autour de 6 grandes soirées dédiées à la danse et des événements sur le territoire et au Théâtre de la Mer, lieu emblématique du festival.  Le festival Cadences, dirigé par Benoît Dissaux, est accompagné en communication et relations médias par le Collectif Overjoyed depuis 2021.

Emersiøn totale : l’art du théâtre selon Léonard Matton

Par Iris Gratiet

Depuis mars, Marie-Pierre Bourdier et Céline Allais accompagnent la communication de la Compagnie Emersiøn, dirigée par Léonard Matton et Mathilde Gamon. Emersiøn s’est distinguée par ses productions théâtrales audacieuses et innovantes qui immergent le public dans un univers artistique. Cette collaboration perpétue l’engagement du Collectif Overjoyed en faveur des nouvelles formes de créations artistiques plurielles. Créée en 2022 à l’initiative du metteur en scène et comédien Léonard Matton et de Mathilde Gamon, directrice de production, la Compagnie Emersiøn se consacre à la création et à la diffusion de spectacles et expositions immersifs utilisant les nouvelles technologies du son, de la vidéo et d’autres arts. La spécificité de cette forme théâtrale réside dans l’absence de séparation entre scène et public. De cette manière, les spectateur·rices sont plongé·e·s au cœur d’un univers artistique singulier. Pionnier et leader dans le domaine de l’immersif vivant depuis 2017, Léonard Matton développe ses propositions artistiques en partenariat avec le Centre des monuments nationaux, le Centre National du Livre, Paris Musées ou en collaboration avec TF1 Spectacles, Lotchi (Luminiscence), etc. Il met en scène et en espaces la puissance des grands auteurs, classiques et contemporains, notamment avc Helsingør, Château d’Hamlet joué dans le cadre médiéval du Château de Vincennes, au printemps dernier. Depuis le 16 août, Léonard Matton reprend sa deuxième création immersive, Le Fléau, mesure pour mesure, jusqu’au 7 septembre au Domaine national du Palais-Royal à Paris. La Compagnie Emersiøn s’empare de ce nouveau lieu emblématique situé au cœur de Paris, pour faire vivre au spectateur·rices une expérience sans frontière, hors du temps. « Léonard Matton adapte Shakespeare dans une pièce immersive flamboyante au Palais-Royal. Splendide. »Jacky Bornet, France Info La Compagnie Emersiøn est également hébergée au 104factory, établissement culturel de la Ville de Paris et incubateur dédié aux structures culturelles et créatives à impact. La compagnie deviendra